Depuis une note interne du mois de septembre 2007, La Poste a défini une nouvelle norme d'oblitération. Auparavant, nous avions ceci :
La ville et l'heure apparaissaient clairement.
Une flamme pouvait indiquer les attraits d'un lieu.
Désormais, l'oblitération est devenue codée : le nom de la localité a disparu, l'heure aussi. Le département également. Nous avons à la place un groupe de 5 chiffres suivi de la lettre A, ou code ROC, acronyme de référentiel d'organisation du courrier, avec la mention La Poste et son logo. L'oblitération est de couleur bleue.
Novembre 2008 :
25333A désigne un lieu que le philatéliste décodera : Essômes sur Marne ?
Septembre 2008 :
La mention Lettre prioritaire est apposée automatiquement.
En septembre 2008, on trouve des affranchissements 'Lettre prioritaire', qui donnent une oblitération en forme de vague et cette vague est constituée d'une multitude de points. Cela fait penser aux panneaux d'affichage électroniques où défile en boucle un message avec des lettres constituées de points.
L'exemple 4 ci-dessus montre le code 38276 A, qui correspond à un code ROC d'une PIC, c'est-à-dire un code du référentiel d'organisation du courrier d'une plateforme industrielle du courrier. Ici, la PIC de Wissous, en région parisienne. La Poste ne fournit pas de décodeur : par exemple 39289A serait Lesquin, 37668A serait Sorigny.
Les conséquences sont les suivantes :
Ces changements dans le standard d'oblitérations entraîneront inévitablement des dysfonctionnements. Déjà le rapport d'information n° 344 (2002-2003) de M. Larcher au Sénat, fait au nom de la commission des affaires économiques, déposé le 11 juin 2003, mentionnait des anomalies, avant ce nouveau standard. Soyons attentifs aux oblitérations, elles peuvent réserver des surprises : une machine mal réglée, une erreur sont toujours possibles. Une enveloppe avec un code 00000A en date du 06-09-2008 a été proposée sur le site d'enchères Delcampe.fr.
Il faudra suivre les conclusions* du cinquième groupe de travail des états généraux de la philatélie, chargé de mener une réflexion au sujet de l'oblitération du courrier en France. Rappelons que La Poste a investi depuis deux ans plus de 147 millions d'euros dans une solution Bull-Lockheed Martin pour installer un système d'informations pour reconnaître et piloter informatiquement le traitement du courrier (le programme industriel cap Qualité courrier).
Ajout du 8 novembre 2009 :
Note : le blog d'Histoire Postale d'Ici et d'Ailleurs signale début novembre 2009 l'existence d'oblitérations NEOPOST illustrées, en Corse (ville de Calvi).
* En ce qui concerne les oblitérations et les états généraux, dont la Charte de la Philatélie 2009 (diffusée en été 2009) aurait dû être la traduction, il n'y a rien au sujet des oblitérations dans les 10 engagements de La Poste. Les signataires de la Charte 2009 de la philatélie n'ont pas voulu s'engager sur le volet des oblitérations qui pourtant fit l'objet d'une réflexion lors des états généraux.
Des points.
L'exemple 4 ci-dessus montre le code 38276 A, qui correspond à un code ROC d'une PIC, c'est-à-dire un code du référentiel d'organisation du courrier d'une plateforme industrielle du courrier. Ici, la PIC de Wissous, en région parisienne. La Poste ne fournit pas de décodeur : par exemple 39289A serait Lesquin, 37668A serait Sorigny.
Les conséquences sont les suivantes :
- Si l'expéditeur n'indique pas son adresse sur l'enveloppe, il est impossible pour le destinataire de connaître a priori la localité d'origine. Heureusement, les exemples 1 et 2 permettaient une identification : dans un cas grâce à une enveloppe commerciale (un négociant en vins), dans l'autre grâce à un cachet administratif (un établissement d'enseignement supérieur).
- L'oblitération circulaire est décalée de plusieurs centimètres, d'environ neuf centimètres, sur la gauche de l'enveloppe. Si l'expéditeur veut augmenter la chance d'obtenir une oblitération ronde sur le timbre-poste, il faut qu'il le place plus à gauche sur l'enveloppe. Lire le billet position.
- La cachet de la poste ne fait plus foi. La disparition de l'oblitération avec une étoile, qui indiquait le traitement le jour même du dépôt du courrier, ne garantit plus aujourd'hui que la date de l'oblitération soit celle du dépôt effectif du pli. On espère que la mention Lettre prioritaire fait correspondre date d'expédition et date de traitement du courrier par La Poste.
- Les flammes postales disparaissent [voir note du 8 nov. 2009 en fin de billet]. Il est vrai que souvent elles présentaient une information très idéalisée des villes ou départements français, éloignée des réalités ; néanmoins elles comportaient parfois un intérêt historique.
ici une flamme de la ville de La Roche-Sur-Yon,
fondée par Napoléon Ier.
Il faudra suivre les conclusions* du cinquième groupe de travail des états généraux de la philatélie, chargé de mener une réflexion au sujet de l'oblitération du courrier en France. Rappelons que La Poste a investi depuis deux ans plus de 147 millions d'euros dans une solution Bull-Lockheed Martin pour installer un système d'informations pour reconnaître et piloter informatiquement le traitement du courrier (le programme industriel cap Qualité courrier).
Ajout du 10 octobre 2009 :
Le blog Histoire Postale d'ici et d'ailleurs indique dans un billet du 29 janvier 2009 que les codes ROC ne sont pas attribués définitivement mais peuvent être déplacés d'un centre de traitement du courrier à un autre par La Poste.
Ajout du 22 octobre 2009 :
Le blog Timbres et Lettres a établi également une ébauche de liste, le 4 juin 2009 : 37610A serait
NANCY, 38267 serait METZ
NORD, 38770A serait DUNKERQUE, etc.Ajout du 8 novembre 2009 :
Note : le blog d'Histoire Postale d'Ici et d'Ailleurs signale début novembre 2009 l'existence d'oblitérations NEOPOST illustrées, en Corse (ville de Calvi).
* En ce qui concerne les oblitérations et les états généraux, dont la Charte de la Philatélie 2009 (diffusée en été 2009) aurait dû être la traduction, il n'y a rien au sujet des oblitérations dans les 10 engagements de La Poste. Les signataires de la Charte 2009 de la philatélie n'ont pas voulu s'engager sur le volet des oblitérations qui pourtant fit l'objet d'une réflexion lors des états généraux.
Sites à visiter :
Le fil des codes ROC du Blog Philatélie














2 commentaires:
Bonjour,
On mécanise, on informatise, on uniformise, on
modernise et en conclusion, que gagne-t-on ?
Je trouve anormal de ne pouvoir en tant que destinataire pouvoir déterminer d'où provient un courrier si le CODE ROC ne correspond à rien.
La Poste devrait, au moins sur Internet, communiquer une liste complète des Codes ROC etle nom du Bureau de Poste correspondant.
Merci de votre compréhension.
Bonjour,
Oui, il ne faut pas craindre de revenir à une situation plus conforme à notre culture : avec les noms des communes en clair sur les oblitérations.
Les communes sont très importantes en France, et ces communes ont un nom, souvent lié à une longue histoire, il ne s'agit pas de numéros.
Le nom est un élément du patrimoine.
C'est à l'informatique de se débrouiller et non à notre patrimoine de disparaître.
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C'est à vous.