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11 février 2010

Philatélie-fiction : la décennie 2008 - 2018

2019. Les déficits publics dépassent partout les 11 % du P.I.B. 
Une série de crises depuis 2008 a conduit la plupart des pays de la zone Euro à une dette publique abyssale. Les contribuables manifestent. Les investissements publics sont gelés. Plusieurs états sont au bord de la banqueroute, et tous bradent leurs derniers actifs pour tenter de réduire la dette publique.



Description : Une émission du 1-1-2019.  Le char flamboyant de l'Etat s'emballe sur le terrain de la dette, donnant un temps l'illusion de la puissance. 0,59 € avec surtaxe de 1 € pour le paiement des intérêts seuls de la dette.

Par bonheur, ce n'est qu'une fiction.

Ajout :
Ce billet fut publié il y a un an, le 23 janvier 2009, sur ce blogue. Je le remonte donc, inchangé, puisque les pays européens tentent en février 2010 de sauver la Grèce qui croule sous sa dette et, par suite, d'éviter une déroute continentale de l'Euro. En gros, après avoir payé pour sauver nos banques, maintenant il faut se sauver nous-mêmes.

Ils ne vont pas nous remettre des faciales en monnaies locales, tout de même... 

Une analyse plus approfondie semble indiquer que la crise des états va être instrumentalisée pour imposer un fédéralisme économique aux pays qui jusqu'ici s'y refusaient.

Photographie originale :
koakoo  libre de droits 11/01/2009.

1 commentaire:

JD a dit…

Alerte aux finances publiques : la situation est si grave que la Cour des Comptes en France tire la sonnette d'alarme.
Extraits de son Rapport public du mercredi 4 février 2009, présenté par Monsieur Séguin, son Premier Président :
"Force est de constater que la France aborde la récession dans une situation plus mauvaise qu’au début des récessions précédentes : la dette publique qui est aujourd’hui de 64 % n’était que de 40 % à la fin de 1992. Nos marges de manoeuvre sont par ailleurs faibles si l’on considère que notre taux de prélèvements obligatoires est quasiment le plus élevé des pays de l’OCDE.
L’impact de la crise s’est déjà fait sentir sur le déficit pour 2008 du fait de la baisse des recettes. Pour les années à venir, il faudra ajouter à cela le coût des mesures d’aide aux banques et du plan de relance : l’effet total sera fort mais en principe temporaire sur le déficit ; il sera en revanche massif et durable sur la dette. Même si les prévisions du gouvernement étaient respectées, avec notamment un retour à la croissance en 2010 -ce qui n’est encore qu'une hypothèse- le supplément de dette par rapport à 2007 serait, en 2010, de 250 milliards (pour mémoire la dette fin 2007 s’élevait à plus de 1 200 milliards).
Cette dette, on le sait, coute très cher à la France. Il faut donc faire tous les efforts nécessaires pour qu’elle soit stabilisée au plus vite et qu’on la réduise dès que possible".
Tous les efforts nécessaires...à chacun de traduire.

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