La Poste a émis le 3 mai 2009 un bloc consacré à l'astronomie, dans le cadre de l'année mondiale de l'astronomie.
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Une exoplanète passe
devant son étoile.
Une exoplanète est une planète extrasolaire, limitée en taille, donc orbitant autour d'une étoile autre que notre soleil qui, rappelons-le, est une étoile banale située dans la banlieue de la Voie Lactée parmi les quelques 200 milliards estimés dans notre seule galaxie. Notre galaxie appartient à un groupe local de plusieurs dizaines de galaxies, lui-même inséré dans le superamas local, dominé par l'amas de La Vierge. Voir le superplan galactique.
La première découverte d'une exoplanète orbitant autour d'une étoile
similaire à notre Soleil fut réalisée le 6 octobre 1995, par l'équipe suisse de
Michel Mayor et Didier Queloz, de l'Observatoire de Genève, à l'Observatoire de Haute-Provence.
Au 9 mai 2009 il a été détecté 347 exoplanètes. Ces détections se réalisent par des méthodes indirectes, par exemple en recherchant les perturbations qu'une planète exerce sur le mouvement de son étoile (vitesse radiale) ou bien en détectant les occultations lors des transits. Voir les outils du chercheur de planètes.
La mission principalement française CoRoT comprend un satellite lancé le 27 décembre 2006 par un lanceur Soyouz depuis Baïkonour (Kazakhstan), orbitant à 896 kms, et comporte un télescope spatial capable d'observer les étoiles et de détecter les exoplanètes par observations de transits. La précision de CoRoT laisse espérer des découvertes nombreuses de planètes telluriques.
La mission CoRoT.
Le télescope spatial américain Kepler, lancé le 6 mars 2009 par une fusée Delta II depuis Cap Canaveral en Floride, va observer la luminosité de 100.000 étoiles pendant trois ans.
La recherche et la découverte d'exoplanètes ne font que commencer. Nous savons déjà qu'il existe des exoplanètes telluriques, de taille comparable à la Terre, orbitant dans une zone ni brûlante, ni glacée de leur(s) étoile(s). La recherche de planètes où la vie est apparue (présence d'eau, de dioxyde de carbone, etc) devient possible.
L'exobiologie va connaître un grand développement. On peut lire ce qui s'écrit sur l'astrobiology magazine. Une simulation réalisée par Duncan Forgan, de l'Université d'Édimbourg, estime dans un essai publié par l'International Journal of Astrobiology à au moins 361 le nombre de civilisations dans une galaxie similaire à la notre. Cette simulation adapte la formule de Drake, mais des planétologues mettent en avant la difficulté à estimer les paramètres qui conduisent à la vie, puis à une vie intelligente comparable ou supérieure à ce qui existe ici.
Le questionnement sur l'unicité de la vie dans l'univers (la Terre, seule) est probablement un questionnement temporaire. Les interrogations scientifiques iront plus loin, laissant aux hommes le loisir d'en mesurer les conséquences philosophiques. Dans un autre domaine, la preuve apportée de l'existence de dimensions supplémentaires non déroulées prévue par certaines théories pourrait pimenter notre évolution.
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