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18 septembre 2010

Des P.A.N.(s) et des timbres

L'acronyme vous est peut-être étranger mais les P.A.N.(s) ou Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés appartiennent à la réalité matérielle. On trouve quelques timbres relatifs à ce domaine et aux sujets connexes, en cherchant bien dans un lot sur l'astronomie. Ce billet écrit le 23 janvier 2010, mis à jour le 3 juillet 2010, puis le 5 janvier 2011, est aujourd'hui complété par huit timbres supplémentaires.


France : après le rapport Cometa de 1999,
la Commission 3AF met en évidence dans un rapport d'étape public
l'origine non naturelle des phénomènes étudiés (mai 2010).


Une origine non naturelle des phénomènes aériens ou aquatiques étudiés est donc établie depuis mai 2010 en France, pour les uns avec surprise, pour d'autres un peu moins. Il s'agit bien-sûr d'une conclusion portant sur la part la plus irréductible d'un phénomène, après avoir écarté tout ce qui peut être expliqué par d'autres causes (c'est-à-dire qu'on se trouve dans un sous-ensemble des PAN(s) dits de catégorie D définis par le CNES). Il n'est pas nécessaire que cette conclusion provienne de pouvoirs publics, dans la mesure où elle est établie par des personnalités qui ont pris le temps de raisonner sur le sujet.
1492 : Christophe Colomb déjà...
Ne voyait-il que des volatiles ?
1972 : L'homme a souhaité communiquer sa présence, 
avec la sonde Pioneer 10 et sa fameuse plaque.

Il a rêvé de coopération sur une Lune à partager entre les
deux grands pendant la guerre froide.

Il espérait étendre cette coopération spatiale
à des objets vus par exemple lors de l'année 1947.

...Avec un doigt sur le bouton d'armements
dirigés vers l'espace.

Ces cinq timbres sont loin de montrer la complexité du sujet. La France, si elle n'a pas eu son Roswell (Nouveau Mexique, 1947), ou plus récemment son Varginha (Brésil, 1996),  avérés ou non, est un pays dans une situation intéressante, car les témoignages d'observations y sont recueillis par la gendarmerie et collectés avec sérieux par un organisme rattaché au Centre National d'Etudes Spatiales, le GEIPAN. Cet organisme ne fait pas de recherche, mais réalise un travail indispensable d'enquête.


Michio Kaku, physicien théoricien.
Des millions d'années d'avance sont une éventualité.

80% environ de ces témoignages sont explicables et relèvent de phénomènes naturels (météorologiques ou astronomiques), de méprises, ou d'appareils connus. Dans les 20% restants, il se trouve une variété d'objets, dont certains présentent un degré d'étrangeté en plus de sembler très "tôles et boulons".
 Boules lumineuses et "soucoupes".
 Un phénomène ancien : 
à gauche, d'après une gravure de Nuremberg en 1561.


Bien-sûr, les balades ne se limitent pas à notre espace aérien : voir en France les cas bien décrits de Valensole (1965) ou de Trans-en-Provence (1981), qui ont le mérite de montrer l'étendue de la question.
La recherche se poursuit, plus ou moins
officiellement, suivant les pays : à droite,
peut-être une allusion aux phénomènes lunaires transitoires.

Cette situation a conduit à la publication d'un rapport nommé Cometa, en juillet 1999, qui posait une question pour la défense nationale. En avril 2008, le principe de précaution fut évoqué par feu le Contre-Amiral Gilles Pinon.

En 1977, Sir Eric Gairy, le Premier Ministre de La Grenade
intervenait à la tribune des Nations Unies.

Depuis le 1er octobre 2008 une commission technique Sigma de la 3AF, une société savante française, contribue à améliorer l'information du grand public.

Le cas du capitaine Thomas Mantell, en janvier 1948 :
son appareil fut retrouvé écrasé, 
après le signalement d'un objet inconnu de bonne dimension,
peut-être d'origine militaire.

Cette commission utilise le syntagme "incursions inconnues dans les espaces aériens du monde entier". Le mot incursion appartient au vocabulaire militaire.  Cela signifie aussi que le droit aérien n'est pas respecté. En France par exemple, ce sont les ministres de la défense et de l'aviation civile qui organisent conjointement l'espace aérien national. Les documents de référence publiés en mai 2009 sont à découvrir. La commission française Sigma a rendu le 31 mai 2010 ses premières conclusions à Paris, qui sont relayées en province, par exemple à Cannes, où l'antenne 3AF de la Côté d'Azur fait sensation en nous invitant à un abandon de nos certitudes. 

En découvrant ces documents, on lit que la surveillance radar au-dessus de la France est limitée à 30 kilomètres d'altitude. Ensuite, le radar "Graves" (c'est son nom) de veille spatiale opère à partir de  300 kilomètres d'altitude. Et entre les deux, de 31 kms à 300 kms, nous aurions donc "une zone disponible où aucune surveillance n'est effectuée" (le rapport d'étape de la 3 AF).

Le symposium mondial sur les phénomènes non identifiés
de Saint-Marin.

Notons que les certitudes n'existent que pour les esprits qui ont souhaité se protéger du réel, à la fois pour ne pas compromettre une carrière, et aussi parce que l'inconnu inquiète toujours.

L'art s'empare du phénomène,
ici l'artiste d'origine belge, Panamarenko.

Les premières conclusions de la commission technique Sigma de la 3AF sont donc disponibles, par exemple sur le site des repas ufologiques. L'origine "non-terrestre" des phénomènes y est en passe d'être validée et les esprits solides peuvent désormais emprunter un chemin de réflexion sur ce thème sans craindre une dévalorisation. Certes, entre dire ce que cela ne peut être, et dire l'origine exacte, ou plutôt les origines, il existe un pas. C'est à l'honneur de la France de nous inviter à le franchir un jour, augmentant un peu une minorité déjà bien au parfum.


Le site Ufo Stamps.

Le philatéliste aura peut-être une difficulté à bâtir une thématique P.A.N., sans la regrouper avec la science-fiction ou les mystères. Le sujet mériterait pourtant un traitement autonome. Et le citoyen voudrait que les milliards d'euros investis par les contribuables dans des budgets de défense valussent autre chose que des prunes, s'agissant de ces incursions.

 L'incident de quasi-collision Coyne relaté aux Etats-Unis, près
de Columbus, dans l'Ohio, en octobre 1973.

Complément du 27 août 2012
Considérant le cas de Tananarive en août 1954, tenant compte des survols en France dans la soirée du 5 novembre 1990 (qui n'étaient pas qu'une météorite devenue troisième étage d'un lanceur russe Proton, donc des violations de l'espace aérien national), et après écoute de la conférence de Washington devant le National Press Club le 27 septembre 2010, il y a présomption d'événements hors de contrôle depuis plus de cinquante années, on va le dire comme ça.

Voir
Un dossier de la 3AF : Seti présent, passé et futur.
The detection of extraterrestrial life & the consequences for science & society, Philosophical Transactions of The Royal Society, Martin Dominik, John C. Zarnecki, A 2011 369
Aux origines de la vie et de l'univers, un billet du 16 nov. 2009
The Stamp's collector Guide to the Galaxy, Fortean Times
Ovni et Philatélie, un billet de Colombes Philatélie, du 20 fév. 2009
Philcat 2000 Ufofilatelia
Ufophilately, Espace Lollini
Sphère de Dyson, sur fr.goldenmap.com

Note :
De nombreux liens existent sur l'Internet sur le sujet, mais comme beaucoup sont farfelus, aucun n'est indiqué en fin de billet. De même, deux mots (ovnis et extra-terrestres) ne sont pas utilisés dans le corps du billet. Retenons : il s'agit de phénomènes réels d'une part,  ayant une/des origine(s) hypothétique(s) non-terrestre(s) d'autre part. Ce non-terrestre restant pour l'heure indéterminé. Il peut y avoir emprise (témoins sincères mais manipulés), ou existence de réalités inconcevables par notre cerveau. L'hypothèse extra-terrestre n'est qu'une des possibilités. Enfin, l'idée que le phénomène ne s'est toujours montré qu'à peu de gens est fausse :   voir le cas des observations de Tananarive en 1954.

On entend parler de communication éventuelle avec des extra-terrestres, comme si cela allait de soi. En fait, c'est naïf car - indépendamment des problèmes de distances - l'existence de quelque chose dans notre environnement proche (en gros, à l'intérieur de notre système solaire), pourrait n'être que du non-biologique, ce que nous assimilerions à des machines. Par ailleurs, l'origine de ces "éléments" pourrait ne pas être comprise par nous, du fait d'un écart qui lui-même nous serait difficilement concevable, plus que monumental.

Billet mis à jour le 27 août 2012

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