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4 avril 2010

50 ans des indépendances en Afrique

Le premier jour du timbre-poste français pour commémorer le cinquantenaire des Indépendances africaines a lieu le 13 juillet 2010 à Paris. Dix-sept pays africains fêtent en 2010 le cinquantenaire de leurs indépendances, lesquelles mirent fin à une sombre période coloniale.  La domination passée, porteuse d'une vision eurocentriste du monde, n'apporta au continent africain ni le développement ni la démocratie automatiques. Ce fut un fiasco total, dont l'initiative fut malencontreusement prise par les élites dirigeantes des puissances colonisatrices, dont la France, pays pourtant héritier des Lumières.

L'exploitation du bois.

La modernité supposée apportée au
continent africain.
 
 Le baobab, survolé par l'avion civilisateur.

La génération des jeunes français née après la chute du Mur de Berlin en 1989 ne se sent pas du tout concernée par ces célébrations. La fête est  comme une affaire de vieux, pour animer les conversations de la traditionnelle garden-party de l'Elysée (la fête serait annulée si j'en crois les dernières informations du 23 juin 2010).

S'il y a toujours une sorte de décalage entre les célébrations et le vécu concret d'une population, on peut dire que là il est abyssal : nos jeunes regardent ailleurs. Peut-être fallait-il ne rien fêter pour se concentrer sur les difficultés concrètes des populations de ces pays, qui pourraient se résumer ainsi : "être jeune en Afrique, c'est vouloir partir".
  
 Les ports servaient à drainer les ressources.

 Des noms d'explorateurs, pas les plus mauvais,
tombés dans l'oubli...

 
La nature sauvage fournissait un exotisme.
 
 La protection de la nature était-elle
crédible dans un contexte colonial ?
 
L'indépendance du Niger interviendra en 1960.

Les visages oubliés d'une Afrique vue
par la France.

La proclamation de l'indépendance de la Guinée, en 1958.


Note du 5 avril 2010
L'article 1 de l'arrêté du 16 février 2010 a complété le programme philatélique 2010 de la France par un timbre "Cinquantenaire des indépendances africaines".  Nous verrons à quoi il ressemble, mais d'ores et déjà une telle émission - un peu étrange - introduit un dédoublement entre une France impériale et une France repentie, ou du moins une France se réjouissant de la libération des pays africains autrefois colonisés. 

Si ce timbre français n'était pas indispensable, cela  vaut mieux qu'un timbre "Perpétuation de la Françafrique" qui eut été diplomatiquement moult délicat à gérer...

Note ajoutée le 24 janvier 2011
Le résumé connu de la situation "être jeune, c'est vouloir partir", écrit dans ce billet le 4 avril 2010 n'était pas mauvais, au regard de la récente révolution opérée en Tunisie. Cela montre que l'énergie qui pousse à partir est la même que celle qui fait sauter les régimes, indépendamment de la désespérance dont la France n'aurait pas pris la mesure.

Voir
Les décolonisations africaines en musique, 1957 -1960, premier volet (Mondomix.com)
Les décolonisations africaines en musique, 1960-1990, deuxième volet (Paperblog)
Afrique Occidentale Française, encyclopédie Wikipedia
Afrique Equatoriale Française, encyclopédie Wikipedia
La marche vers les indépendances, Jeune Afrique, 25 janvier 2010
La page Facebook du Cinquantenaire de l'indépendance congolaise

Ce billet a été mis à jour le 24 janvier 2011.

4 commentaires:

JEAN-JACQUES PAMBOU a dit…

Ce 50ème anniversaire doit être le point de départ d’une nouvelle coopération entre la France et l’Afrique basée sur des rapports gagnant-gagnants.

"CINQUANTENAIRE ET DEVELOPPEMENT" A lire absolument sur:

jeanjacquespambou.unblog.fr

JD a dit…

Merci pour ce commentaire.
Oui, souhaitons à l'Afrique de défendre ses intérêts propres, pour ne pas tomber d'une dépendance révolue dans une autre, à venir.
J'ai retrouvé le discours du Secrétaire Général du Cinquantenaire des Indépendances Africaines.
Il y eut un lapsus à la sixième minute : le mot défiance, au lieu de défense.
Ah la la !

JD a dit…

Je donne le lien direct pour votre blogue :

Congo Ya Sika
, même s'il est en maintenance à l'instant.
J'en profite pour saluer les internautes du Congo.

JEAN-JACQUES PAMBOU a dit…

Merci à toi JD

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