Il y a plus de deux mois, le mardi 12 janvier 2010 à 16h53 heure locale
un séisme majeur, de magnitude 7 à 7,3 sur l'échelle de Richter, frappait Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain.
L'épicentre, situé à 8 kms de profondeur seulement, se trouvait à environ 16 kms de la capitale, à l'ouest de Port-au-Prince. La secousse initiale, considérable, fut suivie de plusieurs répliques, 52 selon l'Institut Géologique Américain, de magnitude 4,5 ou plus.
Une marche en mémoire aux victimes a eu lieu le 12 mars 2010 à Port-au-Prince.
La France, très rapidement, et aussi le bureau philatélique et numismatique du Vatican ont émis un timbre-poste pour venir en aide à la population d'Haïti.
Le timbre français de solidarité émis le 19 janvier 2010.
1 € dont 0,44 € reversés à la croix Rouge Française,
avec un tirage de 7 millions d'exemplaires.
Yves Beaujard / Phil@poste.
Les lignes téléphoniques, l'Internet, l'électricité n'existaient plus. les voies de communication, les bâtiments officiels, des hôpitaux, et bien-sûr les habitations étaient soit effondrés soit très endommagés.
Ce séisme intervenait dans un pays déjà marqué par une série de désastres naturels (ouragans, tempêtes tropicales).
Beaucoup de journalistes occidentaux ont alors parlé de
chaos, ce qui ne rendait pas compte de la catastrophe extraordinaire subie par la société haïtienne, certes terriblement touchée et fragilisée, mais qui existe. Ce n'est pas le chaos. Les haïtiens forment une société humaine que le mot chaos ne peut réduire, même dans la pire des adversités.
avec Haïti, par le Ministre Christian Estrosi, en présence
des Présidents de La Poste et de la Croix Rouge.
Les autorités haïtiennes estiment le nombre des victimes à plus de 222.000 morts mais le chiffre exact ne sera jamais connu, avec environ 300.000 blessés. Des milliers d'entre eux furent amputés après la catastrophe. Il y eut au moins 600.000 habitants sans abri qu'il importe de reloger rapidement. Selon les estimations du gouvernement haïtien seulement 41 % des personnes nécessitant un abri ont reçu une bâche ou une tente.
Il faudra au moins une décennie pour que Haïti se reconstruise après une pareille catastrophe. C'est la raison pour laquelle l'aide internationale coordonnée ne doit pas faiblir, en accompagnant avec pragmatisme la population d'Haïti sur la durée, dans le respect de la souveraineté de ce pays.
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