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1 décembre 2011

Comput maya

Voici un exemple de comput selon les principaux calendriers Mayas, exécuté en 1998 sur mon tableur. L'intérêt est d'automatiser les relations, en reprenant les systèmes conçus par les anciens pour caler leurs calculs sur notre calendrier. Il existe des sites web qui font cela.


De gauche à droite, pour le début de l'année 2000 :
le Compte Long, le calendrier sacré Tzolkin, le calendrier civil Haab,
et diverses correspondances (âge de la Lune et Jour Julien).


Ceci soulève immanquablement la question de la corrélation, aujourd'hui contestée, semble-t-il avec l'argument que le calendrier Maya se serait arrêté pendant l'occupation d'une cité par une cité adverse. Cet argument paraît curieux dans la mesure où le calendrier Maya était si élaboré dans sa structure, qu'une occupation étrangère (c'est-à-dire aussi Maya) ne pouvait le bousculer ou l'interrompre. De plus, les cités connaissaient le Compte Long, commun à toute l'aire mésoaméricaine, donc elles pouvaient se faire des guerres plus ou moins fleuries, ça ne changeait pas la mesure du temps. 

 La Saga des Calendriers
(Pour la Science, Jean Lefort, 192 pages, 1998)
consacrait son avant-dernier chapitre
aux calendriers Mayas et Gaulois.

La mayaniste Linda Schele (1942-1998), pour qui le 21 ou le 23 décembre 2012 n'étaient pas une date fatidique, seulement une date cyclique importante, ne semble pas avoir voulu remettre en question la corrélation habituelle GMT. 

Le 13.0.0.0.0 4 Ahau 3 K'ank'in n'est donc pas selon les Mayas la fin du monde mais le début du cinquième Soleil ou "El Quinto Sol". Les porteurs d'années (le premier jour de l'année) suivant les cités  pouvaient changer. Ce premier jour différait à Tikal et à Campeche, mais cela ne doit pas affecter le nombre de la corrélation.

Il n'était pas besoin d'aller chercher, en plus de l'analyse de Gerardo Aldana en 2010, une méthode supplémentaire pour rassurer les esprits, vu que Linda Schele ne confondait pas la fin d'un grand cycle et fin des temps.

Stèle de Quiriguá, au Guatemala, identifiée comme la stèle D
montrant le souverain Cauac-Ciel (env. 723-784), 
stèle datée de l'an 756 (9.16.15.0.0), 1931.
Une cité découverte par Frederick Catherwood.

Il faudrait regarder comment Bohumil et Vladimir Böhm sont arrivés précisément à la conclusion que les calculs de John Eric Sidney Thompson étaient faussés. Voir la méthode Böhm exposée sur leur site, pour vos longues soirées d'hiver.

Pour rappel, le nombre de corrélation GMT+2 (Goodman Martinez Thompson), 584.285, est le nombre de jours séparant le jour Julien 0 du 11 août 3114 avant JC (le début du grand cycle maya de 13 baktuns, soit 13.0.0.0.0). On y reviendra pour ceux qui veulent calculer un peu.

La stèle D de Quiriguá, à nouveau,
sur ce timbre "Sahara Occidental",
une émission de 1992 en pesetas sahraouies
dans une série sur la culture Maya.
(Probable non reconnu par l'U.P.U.).

Voir
The correlation debate, sur Mayan calendar.com
Correlation between the Mayan calendar and ours, Astronomical Notes (mai 2008)
Behind astrological patterns, par Gerardo Aldana (à lire plus tard)

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