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1 décembre 2011

Le monde des Mayas

Comme prévu, voici ma petite semaine Maya. Nous oublions un peu l'actualité philatélique, pour évoquer à travers quelques timbres cette brillante civilisation de la Mésoamérique. Mon intérêt pour la civilisation des Mayas a pris son point de départ avec l'exposition au Palazzo Grassi à Venise, qui eut lieu de septembre 1998 à mai 1999. J'avais cassé ma tirelire pour acheter son catalogue absolument magnifique : 695 pages pour 220 francs. J'avais ensuite pris des notes à partir de diverses lectures, une centaine de pages environ, principalement sur le système des calendriers et la cosmologie des Mayas. Nous en parlerons dans les jours prochains.

Le catalogue de l'exposition au Palazzo Grassi de Venise  :
plus de 600 pièces exposées.
695 pages, août 1998, Editions Bompiani.


La première date que j'avais notée correspondait à l'année 292 de notre ère, avec une stèle sur le site de Tikal (la stèle 29), donnée par Henri Lehmann (Les civilisations préhispaniques) et aussi par Jacques Soustelle (Les quatre Soleils) et la Mesoamerica Fundation. C'est donc un retour dans le temps d'au moins 17 siècles que nous réalisons. Toutefois, il semble que les Mayas soient les héritiers d'une culture commune aux peuples de la Mésoamérique, avec des élaborations de certains de leurs calendriers et de l'écriture antérieures à la plus ancienne stèle.

Voici une synthèse des dates notées au fil de mes lectures : 
la civilisation Maya s'étale au moins de 292 à 889,
ce qui correspond à la période dite Classique.

Voyons l'environnement dans lequel les Mayas évoluaient. Rien de commun avec nous, êtres délicats, assis confortablement derrière nos claviers. Les allumés du New Age qui tremblent devant une prétendue échéance apocalyptique au solstice d'hiver 2012, que savent-ils des Mayas ?

Le jaguar : dieu de la nuit et du monde souterrain.
Une enveloppe Premier Jour WWF.


Le vrai risque était de tomber nez-à-nez avec le dieu de la nuit : le jaguar, ou balam, animal magnifique aux sens aiguisés, excellent nageur et là, vous pouviez trembler vraiment... Il avait choisi vous plutôt qu'un pécari. La peau du grand félin est une métaphore de la nuit, à cause de ses taches, il était donc une divinité nocturne.

Et cette humidité, et ces fourmis marabuntas voraces, et ces bruits inquiétants dans cette forêt hostile, remplie d'insectes et de serpents pas tous inoffensifs !  C'était cela, le monde Maya.

La nuit s'installe, le jaguar rôde.
Le glyphe Balam.

En tzeltal, une des langues de la famille Maya au Mexique (220.000 locuteurs en 1992), jaguar se dit encore Balam. Sur le site de Copán, se trouve un escalier avec deux sculptures de jaguars grandeur nature, ainsi qu'un trône en forme de jaguar.

Une émission du 9 décembre 1983, du Belize :
Panthera Onca.


"Univers végétal animé par les cris des bandes d'oiseaux tropicaux et de singes, parcourus par le cerf, le tapir, le pécari et le jaguar, et dont la chaleur moite du sous-bois entretient un grouillant petit monde d'insectes, de reptiles et d'amphibies."
Paul Gendrop, Les Mayas.

Une émission de 1974, du Belize.

Ces timbres du Bélize nous font découvrir l'art Maya, avec des motifs de poteries s'inspirant de la nature sauvage.


Une émission de 1974, du Belize.

En 1998, déjà les Mayas passionnaient :
les revues Historia et Archéologia, le quotidien Le Monde.


"L'aire de la civilisation maya englobe, à des époques diverses, le sud du Mexique, la totalité du Guatemala et du Belize, ainsi que des parties occidentales du Honduras et du Salvador, soit environ 395.000 kilomètres carrés."
Le Monde du 23 septembre 1998, L'hommage du Vieux Continent au monde perdu des Mayas, par Emmanuel de Roux.


Une émission de 1974, du Belize.

Une émission de 1974, du Belize.

Les Mayas, de Paul Gendrop, 127 p.,
 PUF 9e édition 2011.


Pour clore ce premier billet, rendons hommage à une grande mayaniste, à une pionnière de la recherche archéologique Maya, née en Russie et de nationalité américaine : Tatiana Proskouriakoff. Elle a montré que les inscriptions, les glyphes, nous racontent aussi l'histoire des seigneurs Mayas. Ceux qui s'installaient sur le tapis-natte, symbole du pouvoir Maya, avaient désormais un lignage. Dans le monde de l'archéologie, et de la recherche en général, où les cadeaux sont assez rarement faits aux femmes, la contribution de Tatiana Proskouriakoff est grande. À Piedras Negras (Guatemala), les dieux Mayas veillent sur elle à jamais.

 
Tatiana Proskouriakoff,
1909-1985.

Voir
Les sites archéologiques Mayas au Belize (en anglais), sur ambergriscaye.com
Le Codex Peresianus, sur Gallica BNF
Mayas : autodestruction d'une civilisation, Le Monde magazine du 17 juin 2011
Yalalte.org (dont une introduction aux glyphes Mayas) 
Mythologie Maya, sur Mythologica.fr
Mexique Ancien.blogspot.com, blog d'information sur la Mésoamérique, par des étudiants-chercheurs francophones
Une biographie récente de Tatiana Proskouriakoff : Tatiana Proskouriakoff interpreting the Ancient Maya, par Char Solomon (2002)
Mesoweb, The Pre-Columbian Art Research Institute
Archeologia n° 350, Les Mayas à Venise

4 commentaires:

Pablo (yo) a dit…

Felicitaciones, un excelente post sobre la cultura maya!!!!
(Puedo leer algo de francés, pero no sé escribirlo)

JD a dit…

Gracias Pablo, tengo un respeto y interés por la cultura maya.

Ing Gerardo Pacheco Dorantes a dit…

Merci beaucoup pour le partage, j'aime votre point de vue que vous voyez la culture maya, qui détient encore beaucoup de surprises que la culture et les sites à découvrir dans ces jungles interminables du Mexique et d'Amérique centrale

Jean Deschamps a dit…

Votre commentaire me fait plaisir. Ce que vous exprimez est vrai car une cité maya vient d'être découverte début juin 2013 dans l'État de Campeche, au Mexique.

Voici le lien :
Une cité Maya

Un billet proposé