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30 janvier 2013

La France invente le Mot-dièse

Il faut s'y faire, le hashtag n'existe plus pour nous, Français. Comme vous le savez, sur le réseau social Twitter, nous utilisons désormais des mots-dièse, qui sont des suites signifiantes de caractères sans espace commençant par le signe # (dièse), qui signalent un sujet d'intérêt et sont insérées dans un message par son rédacteur afin d'en faciliter le repérage. C'est la Commission générale de terminologie et de néologie qui le dit. Elle nous aide à protéger notre patrimoine linguistique francophone.

Désormais, le hashtag n'est plus français.
Au pluriel, on a : des mots-dièse.

Mot-dièse au Journal Officiel
Le texte publié au Journal Officiel
du 23 janvier 2013 page 1515.


Ainsi, vous demanderez : quel mot-dièse inscrire dans le minimessage ?  Ou bien : as-tu essayé ce mot-dièse ? Ou encore : je ne trouve point les minimessages relatifs à ces mots-dièse. Vous voyez, notre inventivité française est remarquable. Il n'y a plus de raison d'utiliser un autre mot que le mot-dièse. Si vous avez retenu que burn-out se dit chez nous un syndrome d'épuisement professionnel, vous n'aurez aucune peine avec le mot-dièse.

Notez que l'Office québécois de la langue française a opté en janvier 2011 pour le terme suivant : un mot-clic, avec le pluriel des mots-clics pour désigner des mots-dièse.

Rappelons que l'usage des mots est toujours le signe de votre rapport au monde et qu'il vous faut choisir entre une soumission à un ordre imposé de l'extérieur, sans aucun lien avec votre culture d'origine, et une libération dans une francophonie créative.

Voir
FranceTerme, tous les termes publiés au Journal Officiel par la CGTN

2 commentaires:

Et quoi encore ? a dit…

Burn-out c'est simplement surmenage (le truc de professionnel est un ajout par rapport à l'anglais qui n'a pas cette connotation).

Sinon, le nom (ISO 10646/Unicode pour) ce dièse est un fait un croisillon (penché de l'autre côté). Voir http://hapax.qc.ca/dunod/Unicode_Index.pdf

Jean Deschamps a dit…

Certes mais l'ajout de l'adjectif professionnel au nom syndrome est l'indice que ce surmenage se manifeste surtout au travail créant des pathologies identifiables auxquelles les générations antérieures étaient moins exposées. Les entreprises ont mis du temps à se rendre compte de cette involution. De plus, l'activité dite multi-tâches n'est peut-être pas conforme au bon fonctionnement neurologique lui-même.

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