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31 mai 2013

Objets volants inconnus, selon Saint-Marin

La République de Saint-Marin a émis le 13 février 2013 un timbre-poste pour commémorer le vingtième anniversaire du Symposium mondial sur les Objets Volants Non Identifiés, aujourd'hui désignés comme PANs ou Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés par le Centre National d'Études Spatiales. J'avais consacré un premier billet à ce sujet le 18 septembre 2010. C'est le deuxième timbre émis par Saint-Marin sur les O.V.N.I., le précédent date de 1997. 

Le premier Symposium avait eu lieu du 2 au 4 avril 1993 à Saint-Marin. Cette manifestation permet de réunir un ensemble de personnalités du monde de l'ufologie sur le sol européen. Rappelons que l'ufologie n'est pas une discipline universitaire. Le terme d'ufologue devrait être réservé à l'enquêteur de terrain, formé pour cela, qui s'attache avant tout aux faits.

Le vingtième anniversaire du 
Symposium de Saint-Marin sur les OVNI, une faciale de 0,85 €.
Une émission de Saint-Marin le 13 février 2013
avec une vue d'artiste d'un disque volant. 
70.000 exemplaires.
Fabio Ferrini / AASFN.


En France, sur 100 observations rapportées de Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés, 22 % résistent à toute explication. La France se trouve être un des pays au monde qui a pris la mesure du problème posé par ces objets matériels inconnus. Le rapport COMETA diffusé fin juillet 1999 a permis à 70.000 Français de prendre connaissance d'un certain nombre de pistes de réflexion. Il est publié depuis juillet 2008 sur le site du CNES.

Depuis le 15 mai 2008, une commission technique de la société savante AAAF a entrepris un chantier toujours en cours sur le sujet, au sein d'un groupe nommé Sigma. Cette commission a produit un rapport d'étape à Paris le 31 mai 2010. Il semble que la suite des publications de cette commission intervienne dans un contexte où il n'existerait pas de demande formulée par la majorité de la population française, selon une association ufologique française*.

Il n'est pas hors du possible de commencer à envisager qu'une partie des observations soit attribuable à des évolutions dans notre environnement d'appareils aux performances extrêmement avancées. Ils ne pourraient être aucunement de facture humaine, ce qui ne signifie pas toujours extérieurs au couple Terre-Lune. Ces objets non conventionnels pourraient être antérieurs aux années 1940, aussi.

Un timbre-poste de Grenade
évoquait la recherche sur les O.V.N.I.
et les phénomènes lunaires transitoires.

Le volet aérien du dossier ne serait qu'une part du problème, pas seulement à cause de l'existence d'objets aquatiques inconnus ou de la déprogrammation simultanée, induite ou provoquée par ces objets volants, de missiles intercontinentaux en 1967. Il se pourrait que d'autres interactions au sol, pas que ponctuelles, existent. Du moins, ce serait logique pour une technologie très avancée ne se limitant pas au domaine aéronautique.

Il convient de ne rien écarter, de rester critiques mais aussi conscients que nous ne sommes qu'au début de la compréhension de phénomènes réels, en particulier sur le volet des interactions au sol dont nous ne savons rien. Il serait peut-être intéressant d'avoir des équipes pluridisciplinaires discrètes pour examiner si des faits improbables provenant de témoins ou détectés à l'intérieur de nos villes pourraient trouver un lien avec certains de ces phénomènes aériens, à partir d'hypothèses de travail très libres.

Pour les observations effectuées en vol par des pilotes civils ou militaires, dans un cas sur deux, il existe des interactions (effets électromagnétiques sur l'avionique ou approches de l'avion). On se reportera au document Weinstein (Narcap) de 2012, disponible sur le site du CNES-GEIPAN.

La vue d'artiste proposée sur le timbre-poste de Saint-Marin évoque un objet relativement petit (la forme popularisée de la soucoupe), par rapport à certaines dimensions signalées par des témoins oculaires.

Voir
Des PANs et des timbres, un billet du 18 septembre 2010
Le rapport COMETA, sur le site du CNES / GEIPAN
* Communiqué des Repas ufologiques, le 28 avril 2013

Ajout du 2 juin 2013 :
Quand j'écrivais "Il n'est pas hors du possible de commencer à envisager qu'une partie des observations soit attribuable à des évolutions dans notre environnement d'appareils aux performances extrêmement avancées. Ils ne pourraient être aucunement de facture humaine", c'était une façon de dire que nous sommes libres de passer à côté de réalités importantes. Une maxime issue je crois de la kabbale hébraïque indique "à chacun selon sa fenêtre", c'est-à-dire que le réel s'avance toujours vers nous selon notre degré d'ouverture. L'astrophysique nous présente une version acceptable, car lointaine, d'une multitude de mondes habités dans un univers dont nous ne percevons qu'une partie. Le passage du lointain au proche sera comme un chemin d'humilité.

Ce billet a été modifié le 11 décembre 2013.

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