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28 juillet 2013

Dans les jardins de Claude Monet

Après le bloc-feuillet des jardins de Giverny émis par la France et pour lequel j'avais consacré un billet en juin 2010, voici un timbre-poste autocollant du carnet L'impressionnisme, le thème de l'eau : Régates à Argenteuil, émis au mois d'avril 2013. Pour la première fois, j'ai visité la Maison et les jardins de Claude Monet à Giverny le 25 juillet 2013.

Régates à Argenteuil, de Claude Monet (1840-1926),
huile sur toile de 1872 au Musée d'Orsay.
Une émission du 29 avril 2013 en Lettre verte.
Musée d'Orsay RMN / Hervé Lewandowski / Phil@poste.
C'est la fluidité de l'air et de l'eau, leur aspect changeant au gré des lumières, que le peintre cherche à capter. Monet exprime cette quête en ces termes : "Je veux faire de l'insaisissable. C'est épouvantable cette lumière qui se sauve en emportant la couleur". Musée d'Orsay, Régates à Argenteuil.

Claude Monet vécut à Argenteuil de 1871 à 1878, dans deux maisons différentes. Celle où il vécut à partir de 1874 avait déjà les volets verts.

 
L'entrée de la Fondation Claude Monet à Giverny :
"l'univers floral qu'il créa fut une source d'inspiration".
(photo JD).

25 minutes d'attente seulement pour découvrir en plein été
la Maison et les jardins de Claude Monet.


J'ai réussi à prendre quelques photographies sans trop de touristes internationaux. Ce jardin d'ornement me donne une impression de profusion (des milliers de plantes vivaces) et de sophistication dans un espace relativement étroit.

Dans le Clos Normand,
une implantation ordonnée de variétés riches en couleurs.
(photo JD).

Une vue latérale de la façade de la maison 
aux volets verts et au crépi rose où Claude Monet vécut de 1883 à 1926.
(photo JD).

 La Maison de Claude Monet, à Giverny,
un timbre-poste autocollant du collector régional, 2009 
(Haute-Normandie, Eure).
La Poste.

Claude Monet a participé au creusement du plan d'eau.
(photo JD).

Après 1893 Claude Monet installe le jardin d'eau, avec son pont japonais, dans la partie de terrain nouvellement acquise. Une prise directe sur un bras de la rivière Epte permettait d'alimenter ce jardin. Ce n'est pas l'eau triomphante de Versailles comme celle du timbre-poste du bassin d'Apollon (émis pour la fête du timbre 2010), mais une eau japonisante invitant à la méditation.

Après le passage souterrain, c'est un enchantement.
(photo JD).


Les Nymphéas, effet du soir,
émis le 31 mai 1999.
Ch. Bridoux / ITVF.

Reflets sur l'eau à Giverny.
(photo JD).

Déclamons en ce havre de verdure, sous l'œil ahuri des touristes japonais, une poésie d'Edmond Rostand, Les nénuphars :

L'étang dont le soleil chauffe la somnolence
Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ;
Les uns, sortis de l'eau, se dressent tout tremblants,
Et dans l'air parfumé leur tige se balance.

D'autres n'ont encor pu fièrement émerger :
Mais leur fleur vient sourire à la surface lisse.
On les voit remuer doucement et nager :
L'eau frissonnante affleure aux bords de leur calice.



L'Impressionnisme : le thème de l'eau,
un carnet de 12 timbres autocollants en Lettre verte 
émis le 29 avril 2013.
Conception graphique : Valérie Besser / Phil@poste.


Dans sa barque à fond plat, seul l'artiste vogue finalement.
(photo JD).

Le jardin de Claude Monet fut visité en 1919 par le naturaliste belge Jean Houzeau de Lehaie, à cause des bambous plantés dès 1906. Monet cultivait les Phyllostachys spp. et Pleioblastus pygmaeus, remplacés aujourd'hui par Phyllostachys aureosulcata. L'artiste jardinait lui-même. Sa première commande de nymphéas aux Établissements Latour-Marliac à Temple-sur-Lot date du 15 mars 1894 nous précise le site Les jardins du Loriot.

Les lys blancs saluent le visiteur.
(photo JD).

Fleurs en ombelles d'agapanthes mauves,
pour un retour à la maison de Claude Monet.
(photo JD).
Voir
Claude Monet, un billet du 6 juin 2010
L'eau dans l'art, un billet du 5 mars 2010
Musée d'Orsay
Les bambous et nymphéas de Claude Monet à Giverny, sur Les jardins du Loriot
Claude Monet par lui-même, Propos recueillis par Thiébault-Sisson en 1900

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