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23 juillet 2013

Marianne n'est pas un produit

Les Français expriment des opinions contradictoires au sujet de leur nouvelle Marianne et c'est le jeu de la démocratie. Il conviendrait tout de même de ne pas tomber dans l'excès, comme l'illustre une caricature vue sur Twitter montrant une Marianne dite de Boutin, du nom d'une femme politique française, fondatrice d'un parti politique, appelant au boycott de la nouvelle Marianne.

La polémique : une Marianne de Boutin,
image vue sur Twitter avec le mot-dièse philatélie.
Source : https://twitter.com/ChristianeBrout.

On peut ne pas être d'accord avec telle ou telle position, mais si Madame Boutin avait été un homme politique, aurait-on les mêmes textes "gros colis", "la ménoposte" ou "200 litres" ?
S'il existe une France archaïque, ou plutôt conservatrice, il est légitime de la laisser s'exprimer, et si l'on souhaite la combattre c'est au moyen des idées et non d'une caricature "Marianne Boutin" qui me paraît assez sexiste et regrettable.

Ceci dit, Marianne ne peut pas faire l'objet d'un boycott, pas plus que le drapeau tricolore, pas plus que la loi démocratiquement adoptée. La figure allégorique de la République Française n'est pas un article de consommation à boycotter, c'est un idéal qui perdure par-delà les mandats électifs et les gouvernements. 

Si, dans quelques années, Madame Boutin redevient Ministre, c'est cet idéal qu'elle servirait, avec sa personnalité. Et, comme le notait Charles des Portes dans l'hebdomadaire Marianne le 15 juillet 2013, l'artiste est libre de puiser son inspiration où bon lui semble.

2 commentaires:

Christiane broutin a dit…

bonsoir, merci de citer la source de l'image svp :) https://twitter.com/ChristianeBrout

Jean Deschamps a dit…

Bonjour, cela est fait et merci de m'avoir indiqué le lien.

Je ne connaissais pas le Twitter qui - je cite - défend les valeurs du XVIe siècle. Notez quand même que le XVIe siècle nous a légué l'humanisme, Rabelais, et probablement une conception de l'individu et de sa liberté, qui nous semble aujourd'hui tellement évidente.

Voir La France au XVIe siècle :
XVIe siècle.

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