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22 mai 2014

De l'égalité salariale

Les archaïsmes persistent

Nous vivons encore dans un monde archaïque. Un monde où les femmes sont moins payées en moyenne que les hommes et l'entreprise moderne a manqué de réactivité sur cette question (contraignant le législateur a intervenir), comme sur tant d'autres.

L'émission de Correos de España de 2013, dans la série des valeurs civiques, rappelle que beaucoup de progrès restent à accomplir pour atteindre l'égalité salariale. Un quartier manque à la pomme rouge, et la femme laborieuse sait que c'est pour sa pomme.

La journée internationale de l'égalité salariale,
une émission de l'Espagne le 22 février 2013.
Correos de España.

Alors pourquoi ? Oui, pourquoi ? L'économiste Rachel Silvera, auteure de l'ouvrage Un quart en moins, citée dans un article du Monde de mars 2014, a montré la profondeur des racines du mal, dénonçant des arguments anciens qui hélas persistent dans les mentalités :
"Les femmes mangent moins, elles n'ont pas besoin d'alcool et de tabac, elles sont moins rentables, elles ne peuvent pas porter d'objets lourds…"
Une émission de l'Espagne, dans la même série des valeurs civiques, avait évoqué en 2009 la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Sur le timbre-poste ci-dessous, la lettre H (comme Hombre ou Homme en espagnol) du clavier est remplacée par un pictogramme de berceau.

Concilier la vie professionnelle et familiale,
une émission de 2009 de l'Espagne.
Correos de España.

Voir
Rachel Silvera, sur l'égalité salariale hommes-femmes, un article du Monde de Gaëlle Dupont du 8 mars 2014

2 commentaires:

The Traveler a dit…

Une honte pour nous les espagnols le cinisme qui répresentent ces timbres, quand la lutte pour l'égalité n'est pas "écouté" par un gouvernement qui regarde en arrière et nous rend esclaves des politiques dictées par Mme Merkel, la Banque centrale européenne et la Banque mondiale (qui ont derrière les grans lobbies financiers, qui sont le grand pouvoir de l'Occident grâce a cette "globalisation" qu'on nous impose). Les femmes espagnoles, un peu comme partout, gagnent assez moins que les hommes pour les mêmes travails, et la conciliation familiale est encore un rêve (même si la loi la prévoit): peu d'hommes osent la demander par la peur de perdre leur travail et se trouver à côté du grand nombre de chômeurs, une autre grande honte pour ce pays.
Salutations depuis Barcelone !

Jean Deschamps a dit…

Bonjour et merci pour votre commentaire depuis Barcelone. La philatélie indique parfois un idéal et il est certain que la réalité - en Espagne comme en France - s'en écarte. Quant à l'Europe que vous évoquez, je pressens que cet ensemble appartient plus ou moins au passé mais il n'y a rien pour la remplacer. L'Europe fait partie du décor, comme un meuble un peu bancal mais qu'on garde quand même chez soi...

Nos idéaux français furent construits sans l'Europe à la fin du XVIIIe siècle, on avait même une grande partie de l'Europe des monarchies contre nous. Ce n'est donc pas la supranationalité qui fabrique les idéaux, mais la conscience éclairée des hommes, là où ils vivent.

Quant à l'Espagne, je suis confiant dans ce pays car il a su assurer une transition vers la démocratie, et le peuple espagnol a beaucoup de dynamisme et de lucidité.

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