Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

8 janvier 2015

La presse, ma liberté

La liberté d'expression, pilier de la démocratie

En ce moment où des journalistes de Charlie Hebdo et des policiers sont lâchement assassinés en France, j'ai souhaité montrer ce timbre-poste émis fin 1994 rappelant le lien entre nos libertés et l'existence de la presse.

La presse, ma liberté,
une émission de la France le 12 décembre 1994
(Vu sur WikiTimbres).
G. Caron / ITVF.

Quand la civilisation est attaquée, l'ennemi doit être nommé pour reprendre le verbe d'une éditorialiste qui s'exprimait ce jour sur La Chaîne Parlementaire. Si les nombreux assassinats commis hier à Paris ont pour origine l'islamisme radical, il est indispensable, sans détour mais sans amalgame, de clairement le souligner. Ni l'agnosticisme ni l'athéisme ne produisent des actes criminels sur le territoire de la République. Souhaitons qu'une réflexion s'engage pour stopper, avec l'aide de la communauté musulmane inquiète en ce moment, les origines idéologiques de cette barbarie et aussi ses soutiens financiers si d'aventure des puissances étatiques s'y risquaient.

Les messages de solidarité entendus à l'étranger sont formidables, des anglais, des russes, et aussi celui de l'américain John Kerry hier en langue française fut très apprécié. En France, les déclarations de l'urgentiste Pelloux, de la présidente de l'association d'aide aux victimes du terrorisme et aussi du directeur du Théâtre du Rond-Point sont d'un grand intérêt.

La liberté de critiquer pacifiquement les religions ou l'athéisme ne peut pas être contestée dans une démocratie et encore moins dans la patrie des droits de l'homme. Ci-dessous un message vu sur Twitter montre un drapeau en berne du Consulat de France à Québec, en ce jour de deuil national.
Complément apporté le 12 janvier 2015
J'ai relevé une contradiction entre le souhait du ministre des affaires étrangères français d'éviter le terme d'islamisme radical hier à la télévision et la proposition de certains responsables politiques d'envisager des cellules isolées pour les dits "combattants", en réalité des terroristes, incarcérés. C'est même le premier ministre qui l'évoque aujourd'hui avec les mots pourtant écartés par son ministre des affaires étrangères la veille. On marche sur des œufs car le risque d'amalgame est hélas grand.

Quel que soit le terme employé, l'urgence est d'adopter lucidement les mesures concrètes pour garantir la sécurité de tous. Quand je pense qu'il y a tant d'éminents spécialistes de ce terrorisme-là dans notre pays pour en arriver à des failles mortelles de sécurité, c'est très très dur. Lire l'article de l'avocat Oudy Bloch publié dans le Huffington Post le... 28 août 2014 qui montre que le danger était connu : "Islamisme radical : et si la France se réveillait ?".

Complément apporté le 13 janvier 2015
Au sujet de "la civilisation attaquée", il faudrait comparer cette présentation à des analyses comme celle postée par le français Fârès Gillon en 2013 au sujet du "choc des non-civilisations" sur le site philosophique Philitt (je réagis sur une partie de ce seul article, ne commentant pas tout le reste que je n'ai pas lu). Supposer que notre civilisation réduirait l'individu libre est très discutable dans cet article de Philitt et reste une posture d'intellectuel qui n'aide en rien à résoudre les questions concrètes par exemple de l'intégration en France. Quand l'essentiel est en jeu, c'est-à-dire la liberté, c'est bien une valeur de la civilisation. Nous pourrions ressortir aussi Gilles Lipovetsky et son ère du vide et alors ? On ne peut rien en faire. De plus, la sociologie des quartiers paupérisés en France et le déracinement d'une jeunesse ne peuvent en aucun cas servir de schéma explicatif à la barbarie pas plus que les ravages d'une société soumise aux lois du marché et à l'avidité ne sauraient expliquer le moindre crime. 

L'éthique naît toujours d'un effort, d'une volonté d'exhaussement de l'individu par rapport aux conditions limitées et parfois injustes qui s'imposent aux êtres dès la naissance. Ainsi, les racines sont une construction permanente, comme les identités, et non un legs de ses ascendants qu'il suffirait d'accepter pour croire avoir trouvé un idéal. C'est bien l'éducation nationale qui doit insuffler cet esprit d'émancipation au début d'une vie quand les familles maintiennent leurs enfants au ras des pâquerettes.

Les enseignants sont comme des commandos "anti-ras des pâquerettes" pour sortir nos mômes de la dormance dans laquelle leurs communautés les plongent du matin au soir. Enseigner, c'est bousculer.

Enfin les mots sont définitivement fixés par un discours d'homme d'État du premier ministre lors de l'hommage de l'Assemblée Nationale aux 17 victimes du terrorisme. Celui-ci, en martelant l'importance de la laïcité, n'hésite pas à évoquer lucidement un débat au sein de l'Islam de France dans le cadre d'une République généreuse. Il y eut lors de cette séance un hommage mérité à l'action personnelle du ministre de l'intérieur et aussi aux forces de l'ordre durant ces journées dramatiques. Plus une Marseillaise dans l'hémicycle, c'était un moment fort, autant que la manifestation du 11 janvier 2015 elle-même. Coup de chapeau aussi à la ministre de l'écologie qui représentait la France à Jérusalem pour les obsèques émouvantes des quatre juifs assassinés à Paris, alors qu'à Bobigny était inhumé le policier musulman prénommé Ahmed, "mort pour que nous puissions vivre libres". Voir le site Funéraire-info (l'article au sujet des obsèques des victimes).

0 commentaire:

Il n'y a pas encore de commentaires.
Soyez le premier à réagir !
Un billet proposé